
LE TRAVAIL DE NOTRE ONG
Au cours de l’année 2025, nous avons collaboré avec 160 écoles situées dans 184 communautés du pays et avons mis en œuvre 05 projets auxquels ont participé 121 250 bénéficiaires.
Mali

PROBLÉMATIQUE ACTUELLE
- Au Mali, la crise sécuritaire et humanitaire continue d’accroître la vulnérabilité des femmes, des filles et des enfants. En 2023, les régions du Centre et du Nord ont été particulièrement exposées aux risques de violences basées sur le genre, en raison de la présence de groupes armés non étatiques et de l’accès limité aux services essentiels ; on y recense plus de 354 739 personnes déplacées internes dont 57 % de femmes et 58 % d’enfants, les exposant fortement aux risques de mariages forcés, enlèvements et agressions sexuelles. Entre janvier et mars 2025, seuls 1 171 incidents de violences basées sur le genre ont été enregistrés, soit une baisse d’environ 50 % par rapport à la même période en 2024 ; cette baisse ne reflète toutefois pas une amélioration réelle, mais plutôt une réduction des programmes spécialisés, un sous‑signalement accru et un manque de ressources sur le terrain. Le mariage d’enfants demeure un problème majeur : 54 % des filles âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant 18 ans et 16 % avant 15 ans, tandis que les grossesses précoces restent très élevées, avec 18,6 % des filles de 17 ans et 46,8 % des jeunes femmes de 19 ans ayant déjà eu au moins une naissance vivante en 2024, renforçant leur exposition à des risques sanitaires significatifs, dont 89 décès maternels enregistrés chez les adolescentes de 15 à 19 ans la même année. Sur le plan éducatif, malgré l’existence de structures spécialisées (INAM, écoles de déficients auditifs, centres médico‑psycho‑éducatifs), l’inclusion reste limitée ; néanmoins, 85 écoles ordinaires dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Tombouctou, Gao, Ségou et Bamako accueillent des enfants en situation de handicap, des enfants déplacés et retournés dans des classes inclusives, même si les besoins en aménagements et matériels adaptés restent importants et insuffisamment couverts. Par ailleurs, la participation des enfants à la gouvernance locale est soutenue par le Programme « Communes Amies des Enfants », mis en œuvre avec l’appui de l’UNICEF : pour la période 2025‑2029, 30 communes des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, San, Douentza et Bandiagara sont engagées avec un financement global de 28,5 milliards FCFA, afin d’améliorer les services sociaux de base, renforcer la résilience des enfants et promouvoir la décentralisation au service de leurs droits. Ce mouvement est renforcé par les actions du Parlement des Enfants du Mali, qui plaide pour des budgets publics sensibles aux droits de l’enfant, rappelant que les enfants représentent plus de la moitié de la population du pays et qu’ils aspirent à une société où chaque fille et chaque garçon est protégé, scolarisé et en mesure de réaliser son plein potentiel. Les effets du changement climatique aggravent également la vulnérabilité des enfants : en 2024, le pays a subi des inondations d’une ampleur exceptionnelle touchant 259 795 personnes, dont près de 70 % de femmes et d’enfants, avec la région de Ségou comme épicentre (73 080 sinistrés) et de nombreux établissements scolaires endommagés ou transformés en abris d’urgence, ce qui a entraîné le report de la rentrée scolaire 2024‑2025. Ces chocs, combinés à l’insécurité persistante et aux inégalités d’accès aux services, continuent de compromettre les droits fondamentaux des enfants au Mali, rendant indispensable un renforcement coordonné des interventions en matière de protection, d’éducation, de santé, d’inclusion et de résilience climatique.
Réponse d’Educo
Face à ces réalités, Educo au Mali propose trois axes d’action prioritaires :
Unir les voix pour l’action.
Cet axe est orienté vers la promotion du droit à la participation, au développement des capacités d’agir et au bien-être des enfants, adolescents et jeunes. Educo encourage leur rôle d’acteurs de changement, en valorisant leur participation active aux décisions les concernant et en dépassant la vision adulte‑centrée qui les cantonne uniquement à apprendre, jouer et « se préparer » pour l’avenir. L’organisation promeut l’exercice de leur citoyenneté, leur leadership et leur engagement pour des changements sociaux positifs, notamment en matière de justice sociale, d’égalité de genre et de transition écologique au sein de leurs communautés.
Éduquer pour la paix et l’inclusion.
Cet axe vise à contribuer à l’exercice du droit à une éducation inclusive, équitable, de qualité et exempte de violence pour tous les enfants. Il s’aligne sur les politiques éducatives et sociales de l’État malien. Le travail d’Educo se concentre particulièrement sur le développement de la petite enfance, la promotion de l’éducation inclusive, l’amélioration de la qualité des apprentissages ainsi que l’ancrage d’une culture de paix dans les écoles.
Construire des environnements protecteurs.
Cet axe a pour objectif de contribuer à la prévention et à la protection intégrale des enfants, adolescents et jeunes contre la violence, les violences basées sur le genre et l’exploitation. Il inclut l’appui à l’élaboration et à la mise en œuvre de normes, politiques et programmes de prévention, de prise en charge et de restauration des droits des enfants. Educo œuvre aussi au renforcement de la coresponsabilité des familles, des communautés et des acteurs institutionnels. L’organisation vise également l’autonomisation des enfants et des jeunes afin de renforcer leur capacité d’autoprotection et leur résilience, tout en promouvant le bon traitement et la prévention de toutes formes de violences.

2000
Année de début des activités d’Educo au Mali.

INTERVENTION
Directe, indirecte, mixte.

1 512 724 517,30 FCFA
Montant exécuté par Educo Mali en 2025 (dépenses directes des projets).

Bureau
Bamako : Quartier Sotuba, Face à l’école française Les Lutins
Ségou : Avenue l’An 2000, Quartier Bagadadji

« Quand vous jetez les déchets dans la cour ou autour de l’école, vous abîmez notre environnement. Et cet environnement, c’est lui qui nous permet d’apprendre dans un espace propre et de respirer un air sain. »
École de Ségou
Aïssata, 12 ans

